Caruso a failli mourir ( Naple, Italie,1921)
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Collection Gallica/BNF Carruzo chanteur [= Enrico Caruso le ténor ?] : [photographie de presse] / [Agence Rol] Source: gallica.bnf.fr |
Caruso
a failli mourir. Espérons qu’il se rétablira promptement, que les
fervents admirateurs du grand ténor pourront l’entendre longtemps
encore et que lui-même continuera, comme auparavant, à toucher les
forts cachets. De tous les chanteurs, Caruso est celui, en effet, dont la voix est cotée au plus haut prix. Il recevait, en général;, plus de 5.000 francs par représentation. Mais il lui arriva bien souvent de toucher davantage . Pour deux airs chantés dans le salon d’un milliardaire américain, il reçut un soir 16.200 francs. Pour quatre morceaux modulés dans un pavillon de phonographe, on lui versa 40.000 francs, plus un tant pour cent sur la vente des disques. Dans les dernières années avant la guerre, Caruso ne consentait pas à se déplacer pour une saison d’opéra si on ne lui assurait pas un minimum d’un demi million. Il n’était pas loin de réaliser le rêve de Banville: « Et quoi!… Chanter pour rien Comme égrène son air de flûte Le Rossignol aérien… Je veux mille francs par minute ! » A ce prix-là, on peut vraiment dire que c’est une voix d’or. L’indiscret. Article relevé dans le petit journal illustré du 27 février 1921. |
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