Incendie du palais de l’impératrice
(Chine 1901)



Le colonel Marchand dirigeant les secours .
Un incendie violent à détruit à Pékin presque la totalité du palais de l’impératrice et Le petit journal la partie habitée par le maréchal de Waldersee, qui n’a pu s’échapper qu’en se faisant descendre par une fenêtre.
Le général de Schwarzhoff et trois autres officiers allemands ont été carbonisés.
Le reste du personnel a été sauvé, il faut le dire bien haut, grâce à l’énergique intervention du colonel Marchand.
Avec bravoure et une intelligence remarquables, à la tête de ses soldats français et japonais, il a organisé les secours, s’exposant sans cesse, animant ses compagnons et les entrainant par son exemple.
Notre admirable compatriote a trouvé une occasion de contrer une fois de plus ce qu’il vaut, il ne l’a pas laissé échapper.
Il a prouvé qu’un homme comme lui, qu’elles que soient les circonstances, est toujours lui-même; on ne lui prodigue point, loin de la les prétextes à exploits, il les découvre tout seul.
Sa haute vaillance a été chaleureusement reconnue par les journaux étrangers qui sont remplis de ses éloges.
L’incendie ne paraît pas avoir été allumé par malveillance, on croit qu’il a été provoqué par le mauvais état d’un poêle installé dans l’office des officiers supérieurs.
L’empereur d’Allemagne a été péniblement affecté de la mort des victimes, et particulièrement de celle du général Schwarzoff qui aurait péri, dit-on pour avoir voulu sauver son chien.
 
 
Article et gravure relevés dans le petit journal du 5 mai 1901.




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