Le bataillon des femmes russes dit « Bataillon de
la mort » (Russie 1917) |
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![]() Mme Botchkareva avait pis du service depuis le début de la guerre. Elle en supporta vaillamment toutes les fatigues, prit part à maints combats, fut grièvement blessée. Une fois guérie, elle retourna sur le front, se vit décerner décorations, citations, médailles et croix de guerres. Vint la révolution. Mme Botchkareva, indignée de voir trop de soldat palabrer au lieu de se battre s’avisa de faire donner au sexe fort une leçon de patriotisme par le sexe faible. Elle créa le « bataillon de la mort ». En quinze jours, elle recruta 250 femmes prêtes à la suivre. Et ces femmes la suivirent vaillamment. Dans les combats entre Smorgone et Kevo, le bataillon des femmes s’est admirablement conduit. Il a fait une centaine de prisonniers. Mme Botchkareva et dix de ses soldates ont été blessées, notamment Mme Skrydloff, qui porte le grade de lieutenant. Le bataillon compte vingt tuées et huit prisonnières. Cinquante seulement, sur les deux cents femmes que comporte le bataillon, sont sorties indemnes des combats. Voilà un exemple qui, il faut l’espérer, ne sera perdu pour les soldats russes du sexe fort que la politique pourrait encore retenir loin du front. Article et gravure relevés dans le petit journal illustré du 12 aout 1917 |
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