La cavalcade de Tourcoing
(1906)



Le petit journalDans notre variété, consacrée aujourd’hui aux cortèges et cavalcades, nous rappelons combien ce genre de divertissements est en faveurs dans nos cités septentrionales.

La ville de Tourcoing, le grand centre industriel où, après le travail on sait s’amuser intelligemment et utilement pour le plus grand bien des malheureux, avait organisé un cortège qui parcourait les rues divisé en deux tronçons.
La foule se pressait, nombreuse sur l’itinéraire de la cavalcade, et les troncs que tendaient des mineurs en costume de travail, des pompiers et des gymnastes, au profit des familles des victimes de la catastrophe de Courrières, se remplissaient de gros sous et de pièces blanches.
Pourtant le temps était très désagréable, car, par intervalles, il tombait de la neige, de la grêle, et le froid était très vif.
Un accident qui aurait pu avoir des conséquences épouvantables a marqué le départ de la section des sociétés et chars massés au-dessus du lycée.
Le pétard qui donnait le signal de la mise en marche ayant communiqué le feu au magnifique char des coloniaux une vive panique s’en est suivie. Les teintures ont flambé comme un morceau de papier tandis que les figurants qui se trouvaient sur le char s’enfuyaient épouvantés et que la foule poussait des cris.
Le chars a été entièrement détruit. Mais malheureusement, il ne s’est produit aucun accident de personnes. Et la cavalcade, bien que privée de l’un de ses plus beaux chars, a eu le plus vif succès sure tous son parcours et a rempli à merveille son double but de bienfaisance et de plaisir.
 


Article relevé dans le petit journal illustré du 8 avril 1906.




Retour aux articles.