L’hiver en Hollande: Le patinage sur
les canaux (1907) |
![]() Pour les grandes distances-et les hollandais en parcours d’énormes- on emploie le patin frison, à lame longue et élevée à peine d’un centimètre et demi. C’est le véhicule par excellence pour avancer rapidement en ligne droite. Les hollandais s’en servent pour leurs longues courses d ‘une ville à l’autre sur les canaux. Un écrivain français du siècle dernier, qui avait voyagé en Hollande l’hiver, décrivait ainsi les charmes de la patineuse: « Une belle hollandaise avec sa coiffure de dentelles et d’or, sa mantille volant au vent et ainsi lancée, est admirable d’élégance et d’adresse, de légèreté et souvent de véritable grâce. Par l’application, sans cesse renouvelée, d’une force nouvelle, à chaque coup de patin elle franchit l’espace avec la rapidité de l’oiseau… Voler, toujours voler avec la vitesse de l’éclair, ah! C’est une jouissance indescriptible. N’est-ce point un des plaisirs des anges ?… » Quel enthousiasme!… Et combien nos jolies parisiennes, avides des plaisirs du grand air et condamnées au bourbier de Paris, doivent envier le sort des agiles hollandais. Article et gravure relevés dans le petit journal illustré du 13 janvier 1907 |
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