Louis Marie de Salgues, Marquis de Lescure

1766-1793


Collection Gallica BNF

Manifeste de l
Manifeste de l'armée chrétienne et royale, au peuple français
Source: gallica.bnf.fr



Souvenirs et fragments pour servir aux Mémoires de ma vie et de mon temps.  T. II, Mai 1792-mars 1806  / par le Marquis de Bouillé (Louis-Joseph-Amour), 1769-1812 ; publiés, pour la Société d
Souvenirs et fragments pour servir aux Mémoires de ma vie et de mon temps. T. II, Mai 1792-mars 1806 / par le Marquis de Bouillé (Louis-Joseph-Amour), 1769-1812 ; publiés, pour la Société d'histoire contemporaine, par P.-L. de Kermaingant
Source: gallica.bnf.fr



Louis Marie de Salgues, Marquis de Lescure est né le 16 octobre 1766 à Paris. Fils unique d’un maréchal de camp, mort en 1884,il était originaire d’une famille noble du Poitou.
Il sort de l’école militaire en 1782 pour entrer dans la cavalerie, au régiment Royal-Piémont, avec le grade de Sous-lieutenant. Au début de la révolution de 1789, il est capitaine dans le même régiment.
En 1791, il décide d’émigrer mais revient en France où il se trouve au côté de ses deux cousins La Rochejaquelein et Marigny, pour défendre le roi le 10 août 1792. A la suite de cette journée, pourchassé, il se réfugie dans son domaine à Boismé près de Bressuire. Le 9 avril 1793, il est arrêté comme suspect avec sa femme, son beau-père Donnissan et Bernard de Marigny. Lors du repli des troupes républicaines, il est oublié par le général Quétineau. Certains historiens voient dans cet « oubli » une aide franc-maçonne, Quétineau et Lescure auraient été deux « frères » de cette organisation.
 
Libéré par les vendéens de La Rochejaquelein, le 3 mai, il entre dans leurs rangs comme officier.
Il s’illustre à la bataille de Thouars où il s’expose aux balles républicaines, en attaquant seul, le pont de Vrines. Son courage extraordinaire est  reconnu de tous lors des combats de Fontenay, Torfou et Saumur. Sa piété le fait surnommer par ses hommes « Le saint du Poitou » Le 29 juin, il est battu à Parthenay par le général Westermann, et va subir à partir du 3 juillet une série de défaites.
Il contribua tout de même à la victoire de Torfou. Mais à la bataille de la Tremblay, le 15 octobre, près de Cholet, il est grièvement blessé. Certains prétendirent que la balle qui le toucha venait des rangs vendéens, tirée par un traître qui aurait été fusillé après s’en être confessé. Transporté dans une voiture, il suivra le périple de l’armée catholique et Royale. C’est après avoir traversé la Loire, qu’il décède le 3 novembre 1793, pendant le trajet entre Laval et Fougères.
 
Son corps fut caché par des membres de sa troupe dont aucun ne survécut à cette guerre.
A ce jour l’endroit où fut enterré le corps du « Saint du Poitou » n’a jamais été  retrouvé.
Une croix fut dressée devant le château de Clisson à Boismé pour rappeler son souvenir.
Sa veuve se remaria avec Louis de La Rochejaquelein, frère d’Henri, et devint célèbre grâce à ses mémoires qu’elle laissa sur cette époque troublée
 
                                                                                                                      
Sources:
Vendéens et Républicains dans la guerre de Vendée de F.Augris
La Vendée en armes de J.F.Chiappe.



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